Mon monde à moi...

On ne m'a jamais dit que la vie était comme ça, on ne m'a jamais dit que je ne pouvais pas rattraper hier ou devancer demain, on ne m'a jamais dit tout ça. Évidemment, personne non plus ne m'a jamais prévenu que si je me brûlais avec une cigarette c'est que j'étais maladroit, personne n'a jamais osé me demander : Hey toi, à quoi songes-tu réellement, tes images mentales, ta musique mentale, ton carnaval mental... Ta crique indélébile marquée par l'encre de tes mensonges. Non, dans mon monde à moi ça ne s'est jamais passé comme ça, j'ai toujours côtoyé la mort avec amour et l'amour avec trépas. Dans mon monde à moi, mon ombre était mon seul reflet et elle au moins, elle était belle. Dans mon monde à moi, le seul fusil que j'avais de pointer sur la tempe, c'était le mien. Mais il n'y a jamais eu d'arnaques, jamais d'hypocrisie, j'étais seul, sous la pluie, j'aimais le temps froid comme le temps chaud. Non pas dans mon monde à moi, chez moi, il n'y a jamais eu besoin de pallier où il était inscrit : « Bienvenue » tout le monde comprenait quand je les voulait ou non. Mais pas ici... ce monde est trop hostile, je n'"en veux plus... je le rejette... j'ai ...trop souvent j'ai... peur. Peur de ma vie, peur de ce monde, peur de cette vie, de ces gens, peur... de moi-même.






Carpe Diem. La seule chose qui me reste.


V.B. 08

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 21:55

Entre milles continents...

La nuit passé j'ai fait un rêve, dans ce rêve j'était nu debout, les bras tendus sur la pointe du monde. Le vent balayait violemment mes cheveux et je frissonais, j'étais pourtant si bien... Mon esprit était en paix avec lui-même et mon corps était beau, pour une fois il était si beau... Un modèle de Michel-Ange, j'avais ce corps fin et svelte... La nuit passé j'ai fait un rêve, tu étais dans mes bras et je te tenais contre mon coeur, toi vile bestiole prénommée amour. Mais tu me tenais fermement, tu ne me laissais pas partir, tu m'étouffais. Je te connaissais enfin... la nuit passé j'ai fait ce rêve où je tombais en bas d'une colline mes bras autour de ton cou...

À mon réveil j'étais sur un sol de bois franc, froid et dur. Je tenais le vide contre mon coeur et je me suis alors vite rendu compte que les rêves resteront toujours des rêves... ça m'a frappé si durement que j'ai dû laisser filer le temps pour mieux rattraper chaque secondes de ma misérable existence... Pour mieux oublier que malheureusement, je me souvenais...


~ Nevermind ~
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# Posté le jeudi 02 octobre 2008 14:27

Une bière & un joint...

La tête tourne, le coeur s'élève,
Envie de vomir, étrange mélange,
Et pourtant si près l'un de L'autre,
Et il se rabat ainsi le jeune élève,
Sous l'influence de deux substances, on se prend pour un ange,
Puis au fond, tous et l'un l'on s'y vautre,

Simultanément, la vieille reste là fixant le vide, paupières closes,
Elle écoute en silence les gens pleurer,
Une éternelle pause...
Et tous semble la déplorer,
L'alliage retenant le coffre,
Se perd sous ses milles étoffes...

N'est-ce point deux choses si proches,
Illicites et mortuaires,
Tous deux causent des reproches,
Et quand on s'y trouve trop souvent trop près, on a droit à un suaire...


V.B. 08

# Posté le jeudi 18 septembre 2008 09:42

Le coma d'une vie, le karma d'un passé, le soucis du futur, une idée éventuelle pour un truc démentiel, bref inlu, invu, indû



(Plan d'un réveil, qui tape le 6 heures et sonne, la radio dit: «Alors aujourd'hui belle journée ensoleillée dans les régions environnantes de la métropole.» *Bang* La radio se ferme, coup de poing du personnage)

-Plan sur ses yeux endormit et ses cheveux épars-

On voit ses jambes se lever du lit (film le bas du lit)

On le voit marcher vers la toilette, plan de lui au miroir.

Il se brosse les dents (plan sur les dents du perso.)

Il se vêtit et on voit sa fermeture éclair de pantalon remontée il avance lentement vers sa cuisine (traveling de dos du perso.) On le voit bouffer etc.

Enfin il ouvre la porte de son apart' et une fois dehors il pleut des cordes, le jeune homme soupire et met sa capuche.

Il se rend au travail. Journée de merde...

L'histoire avance...

Et non il traverse la rue, tout semble bien banal, il achète quelque chose au super marché pour son dîner et une fois chez lui il étudie et quand il va à l'univ' le lendemain une bagnole le heurte.

Le gars faisait un bac' en psychosociologie et aspirait à de bons résultats, un bon gars, ordinaire, qui vit et boit, exaspéré de sa vie, un conformiste selon Merton, un bon gars ouais. Il aurait fait un bon sujet pour notre cible principale, pour notre filmolyrique, mais il est mort. Aujourd'hui il pleut des cordes on annonçait du soleil, le gars allait vivre une journée normale, mai tout a tourné différemment, une bien étrange journée. On ne dira pas son nom, c'est inutile, socialement il est un numéro. Dans son environnement il est presque unique. Mais faut pas s'en faire, il y a d'autre héros de film, plus beau et plus chaud. Même si ils sont irréels... on aime se gaver de conneries. D,illusions, pour mieux fuir ce genre de réalité. D'ailleurs ses parents ont fait cela pour lui, il ignorait son malheur, tout allait bien, il avait sa petite histoire, mais on s'en fout, il faut continuer, le monde cesse pas de tourner pour un type qui fait rien de mal, non jamais on s'en fout, l'est qu'un type ordinaire...

Ce dans quoi il étudiait était le contraire de ce qu'il espérait, maintenant c'est finit, ça l'a prit. Comme il l'a apprit.

Monde occidental...
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# Posté le samedi 06 septembre 2008 15:19

Alice...

Alice...
L'alice de Lewis Carol m'inspire ce poème:

Le poison coulant de tes lèvre du bois-moi gratte l'étau de ta grandeur,
Et l'éffrite comme si elle n'était que la petitesse de la conscience de l'opium,
Et tu danse ma belle fille, et tu mange ces psychotrope, comme si ils étaient sacrés,
Et tu vois toutes ces allégoriques candeurs,
Et tu crois que ta seule issue est le rêve, ce fantaisiste et chimérique columbarium,
Mais quand tu t'éveilles, tu te rend compte de ces drogues, prônées par une chenille, défoncée,
Et quand tu porte le tube fumigène à tes belles lèvres si rouge, ton esprit plane aussi haut que les oies,
Et là tu sens ton coeur battre si fort dans tes tampes, que les chapeliers chantants,
Les reines rouges et leur meurtres et manques de foi,
Ne t'inquiètes nullement, tu es aise alors de chaque seconde en son temps,
Et tu profite, des lettres ébranlées de ce monde tordu,
Pour oublier tes tristesses infantiles qui sont à présent couvertes par les leçons, sage fille, oublie,
Oublie pour mieux apprendre, pour mieux suivre, et fume! Fume la pipe de l'alibi,
Et allonge toi une seconde dans tes larmes pour voguer vers le pourpre d'un fantasme oublier, détendue...


V.B. 08
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# Posté le vendredi 05 septembre 2008 16:10